Définition
Dose thérapeutique (J/cm²)
La dose énergétique reçue par la peau, exprimée en joules par centimètre carré (J/cm²). Calcul : irradiance (mW/cm²) × durée (secondes) ÷ 1000. La fenêtre thérapeutique pour la photobiomodulation cutanée est 3 à 15 J/cm² par séance. Au-delà de 30 J/cm², on observe un plateau d'efficacité (réponse biphasique).
Explication détaillée
La dose thérapeutique est le paramètre qui détermine l'effet biologique de la photobiomodulation. Une irradiance élevée pendant peu de temps, ou une irradiance faible pendant plus longtemps, peuvent atteindre la même dose. Exemple : 10 mW/cm² × 600 secondes = 6 J/cm². Ou 50 mW/cm² × 120 secondes = 6 J/cm². La fenêtre optimale documentée (Avci et al., 2013) est 3 à 15 J/cm² par séance, avec un effet maximal autour de 5-10 J/cm². Au-delà de 30 J/cm², on observe une "réponse biphasique" (Hamblin 2016) — l'effet biologique plafonne ou peut même s'inhiber par stress oxydatif. Avec le LUMVEA Aurora à 50 mW/cm², 10 minutes délivrent 30 J/cm² — pile dans la fenêtre haute optimale, sans dépasser le plateau.
Pour aller plus loin
Autres définitions
Photobiomodulation (PBM)
La photobiomodulation est l'utilisation de lumière à des longueurs d'onde spécifiques (600–1100 nm) pour stimuler des processus biologiques au niveau cellulaire, notamment la production d'ATP par les mitochondries.
Lumière rouge 660nm
La longueur d'onde 660 nm correspond à la lumière rouge visible. Elle est absorbée par la cytochrome c oxydase et pénètre la peau sur 1 à 5 mm de profondeur, ciblant l'épiderme et le derme superficiel.
Infrarouge proche 830nm (NIR)
Le proche infrarouge à 830 nm est une lumière invisible à l'œil nu qui pénètre la peau sur 10 à 30 mm. Il cible les couches profondes du derme et les tissus sous-cutanés pour un effet anti-inflammatoire et régénérateur.
Cytochrome c oxydase
Enzyme mitochondriale (complexe IV) qui absorbe les photons de lumière rouge et proche infrarouge, déclenchant une cascade de réactions cellulaires incluant la production accrue d'ATP.
