Référence · 2026

Encyclopédie du
masque LED &
photobiomodulation.

La référence française complète sur la photobiomodulation cosmétique 2026, rédigée par LUMVEA. Histoire depuis 1967, mécanismes biologiques validés, longueurs d'onde spécifiques, types d'appareils, comparatif des marques mondiales, certifications réglementaires, paramètres étudiés, sécurité, contre-indications, bibliographie commentée.

Édité par l'équipe LUMVEA · Dernière mise à jour : 15 mai 2026 · Sources : publications scientifiques indexées sur PubMed, listées dans la bibliographie en fin de page.

1. Définition de la photobiomodulation

La photobiomodulation (PBM), anciennement appelée Low-Level Light Therapy (LLLT) ou Low-Level Laser Therapy, désigne l'application non-invasive de longueurs d'onde lumineuses précises (typiquement dans la fenêtre 600-1000 nm) pour stimuler des processus cellulaires bénéfiques. En dermatologie cosmétique, la PBM est explorée principalement pour la régénération du collagène, l'aspect des peaux à tendance imperfections, la régénération cutanée, et l'atténuation visible des effets du vieillissement cutané.

Le terme « photobiomodulation » a été retenu lors d'une réunion de consensus de la North American Association for Laser Therapy (NAALT) et de la World Association for Laser Therapy (WALT) en septembre 2014, publiée en 2015 (Anders, Lanzafame & Arany, Photomedicine and Laser Surgery, PMID 25844681), pour remplacer les termes historiques comme « LLLT », « cold laser therapy » ou « biostimulation ». Le terme « Photobiomodulation Therapy » figure depuis 2016 dans le thésaurus MeSH de la bibliothèque nationale de médecine américaine, comme synonyme de l'entrée « Low-Level Light Therapy ».

Le masque LED visageest l'une des applications grand public les plus répandues de la photobiomodulation. C'est un dispositif cosmétique qui délivre une dose contrôlée de lumière LED (typiquement 660 nm rouge et 830 nm proche infrarouge) sur l'ensemble du visage pour reproduire les effets observés en cabinet dermatologique avec une intensité et une durée adaptées à un usage quotidien à domicile.

2. Histoire — De Mester 1967 à LUMVEA 2026

L'histoire de la photobiomodulation s'étend sur plus de 60 ans, depuis sa découverte fortuite à l'ère du laser jusqu'à sa démocratisation grand public dans les années 2020.

1967 — Endre Mester et la découverte initiale

Le chercheur hongrois Endre Mester, à l'Université Semmelweis de Budapest, mène une expérience visant à tester si le laser pouvait causer le cancer. Il rase et tatoue la peau de souris, puis les expose à un laser rubis basse puissance (694 nm, sub-thermique). À sa surprise, les souris exposées ne développent aucune tumeur — mais leur poil repousse plus rapidement que celles du groupe contrôle. C'est la première observation documentée de la photobiomodulation.

1971 — Travaux sur la cicatrisation

Après ses premières publications de 1967-1968, Mester publie ses travaux sur la cicatrisation des plaies par laser de faible puissance, menés chez l'animal (Mester et al., American Journal of Surgery, 1971, PMID 5098661). Il popularise le concept de « biostimulation laser ».

1980-1990 — Expansion en médecine vétérinaire et sportive

La photobiomodulation est massivement adoptée en médecine vétérinaire pour les chevaux de course (tendinopathies) et progressivement en médecine du sport pour la récupération musculaire. Plus de 200 études peer-reviewed sont publiées sur la période, principalement en Europe de l'Est et en Russie.

1989 — Tiina Karu et le mécanisme moléculaire

La chercheuse russe Tiina Karu publie une synthèse (Health Physics, 1989, PMID 2651364) qui désigne les composants de la chaîne respiratoire mitochondriale comme photoaccepteurs primaires ; ses travaux suivants proposent la cytochrome c oxydase mitochondriale (complexe IV de la chaîne respiratoire) comme principal photoaccepteur de la lumière rouge et proche infrarouge (Karu 1999, Journal of Photochemistry and Photobiology B, PMID 10365442). Selon l'hypothèse principale, la lumière absorbée par la CCO augmente la production d'ATP cellulaire, libère des dérivés réactifs de l'oxygène à rôle de signal et déclenche des cascades de signalisation (de Freitas & Hamblin 2016).

2001 — NASA et les LED

Dans le cadre d'un programme soutenu par la NASA, l'équipe de Harry Whelan étudie des LED rouges et proche infrarouge (670 à 880 nm) issues des expériences de culture de plantes dans l'espace. Leur publication (Whelan et al., Journal of Clinical Laser Medicine & Surgery, 2001, PMID 11776448) rapporte une croissance cellulaire accrue in vitro, une cicatrisation améliorée chez le rat et des résultats favorables chez des militaires de la marine américaine ; il ne s'agit pas d'essais menés en orbite. Ces travaux ont contribué à l'intérêt pour les LED en photobiomodulation.

2014 — Wunsch et Matuschka — Un essai contrôlé sur la peau

Alexander Wunsch et Karsten Matuschka publient dans Photomedicine and Laser Surgery(DOI : 10.1089/pho.2013.3616) un essai contrôlé randomisé : 136 volontaires, dont 113 exposés deux fois par semaine, pendant 30 séances, à une lumière rouge (611-650 nm) ou à large spectre (570-850 nm) émise par des lampes, et non par des LED, comparés à 23 témoins. Par échographie, ils mesurent une hausse significative de la densité du collagène intradermique par rapport aux témoins (p < 0,001) ; la rugosité de la peau, mesurée par profilométrie, diminue également. L'effet est mesuré par des instruments, et pas seulement par auto-évaluation.

2015 — Adoption officielle du terme « photobiomodulation »

La recommandation issue de la réunion de consensus NAALT/WALT de septembre 2014 — employer le terme « photobiomodulation therapy » (PBMT) — est publiée (Anders, Lanzafame & Arany, Photomedicine and Laser Surgery, 2015). Le terme entre dans le thésaurus MeSH en 2016, comme synonyme de l'entrée « Low-Level Light Therapy ».

2018-2020 — Démocratisation grand public

Les masques LED visage grand public se diffusent, portés par des marques comme CurrentBody (Royaume-Uni), Foreo ou Omnilux. Le marché passe de 200 millions $ en 2018 à 1,2 milliard $ en 2022 (CAGR +56 %).

2024-2026 — Maturité technique et standardisation

Les LEDs Epistar atteignent une efficacité énergétique permettant des irradiances supérieures à 40 mW/cm² en format grand public. La certification IEC 62471 (sécurité photobiologique LED) devient le standard sectoriel. En France, LUMVEA est lancé en 2026 par Alexis BRUN (Bordeaux, micro-entreprise) avec le LUMVEA Aurora — 352 LEDs Epistar, 30-50 mW/cm² mesurés et publiés, rouge 650 nm + proche infrarouge 850 et 1064 nm (plus ambre 590 nm et bleu 460 nm), 399 € — une marque qui publie ses chiffres pour qu’on puisse la comparer.

3. Science et mécanismes biologiques

Les effets biologiques de la photobiomodulation sont décrits par 3 cascades cellulaires principales, présentées dans les revues de référence (de Freitas & Hamblin 2016 ; Hamblin 2017).

3.1 — Activation de la cytochrome c oxydase mitochondriale

La lumière 600-1000 nm est absorbée par la cytochrome c oxydase (CCO), le complexe IV de la chaîne respiratoire mitochondriale. Cette absorption photonique provoque la dissociation d'un atome d'oxyde nitrique (NO) inhibiteur fixé sur la CCO. Selon l'hypothèse principale, la CCO ainsi libérée augmente le transport d'électrons et la production d'ATP (de Freitas & Hamblin 2016). L'ATP est la « monnaie énergétique » de la cellule : il alimente de nombreux processus cellulaires, dont la synthèse de collagène par les fibroblastes.

3.2 — Modulation des ROS et signalisation cellulaire

La PBM induit une production transitoire et contrôlée de dérivés réactifs de l'oxygène (ROS)à des niveaux signalisants (non destructeurs). Ces ROS activent des facteurs de transcription clés : NF-κB (signalisation cellulaire), Nrf2 (protection antioxydante endogène), et AP-1 (prolifération cellulaire). Cette « hormesis » contrôlée explique les effets de confort et de régénération cumulatifs documentés sur 4-16 semaines d'utilisation.

3.3 — Libération d'oxyde nitrique tissulaire

La dissociation du NO de la CCO libère cet oxyde nitrique dans les tissus environnants. Le NO est un puissant vasodilatateurqui améliore la microcirculation dermique. Cette amélioration de la perfusion explique partiellement l'effet « éclat » observé dès 2-4 semaines : meilleure oxygénation cutanée, élimination accélérée des déchets métaboliques, teint plus uniforme.

3.4 — Effets sur les fibroblastes et le collagène

Au niveau dermique, une LED à 660 nm a augmenté le procollagène de type I (+31 %) et diminué la MMP-1 (−18 %) dans un modèle de peau humaine reconstruite, in vitro (Barolet et al. 2009, Journal of Investigative Dermatology, PMID 19587693). Chez l'humain, un essai randomisé en hémiface avec des LED 633 et 830 nm a observé à l'histologie davantage de fibres de collagène et d'élastine (Lee et al. 2007, Journal of Photochemistry and Photobiology B, PMID 17566756).

4. Longueurs d'onde validées et pénétration cutanée

Les 4 longueurs d'onde principales utilisées en photobiomodulation cosmétique sont, par ordre de profondeur de pénétration :

LongueurCouleurPénétrationCible biologique
415 nmBleuFaible (surface)Porphyrines bactériennes (acné P. acnes)
590 nmJauneFaibleMélanocytes (pigmentation), inflammation superficielle
630 nmRouge clairMoyenneKératinocytes épidermiques, teint, éclat
660 nmRouge profondMoyenneFibroblastes du derme — procollagène I augmenté in vitro (Barolet 2009)
830 nmIR prochePlus profondeDerme — étudié seul ou avec 633 nm (Lee 2007)
850 nmIR prochePlus profondeDerme et tissus sous-jacents

Pénétration : ordre relatif, les valeurs exactes dépendant de la peau et de la définition retenue. La lumière pénètre davantage dans la « fenêtre optique » du rouge et du proche infrarouge (Anderson & Parrish 1981, Journal of Investigative Dermatology, PMID 7252245) et la profondeur augmente avec la longueur d'onde ; dans une modélisation, l'intensité tombe à 1 % de sa valeur de surface vers 5,4 mm à 750 nm, la plus grande longueur d'onde étudiée (Ash et al. 2017, Lasers in Medical Science, PMID 28900751).

Le rouge (630-660 nm) et le proche infrarouge (830-850 nm) sont les longueurs d'onde les plus étudiées pour la peau : un essai en hémiface a comparé 633 nm, 830 nm et leur association, avec une amélioration des rides dans les trois groupes (Lee et al. 2007, Journal of Photochemistry and Photobiology B). L'essai de Wunsch & Matuschka (2014) a, lui, utilisé des lampes à spectre rouge (611-650 nm) ou large (570-850 nm), pas des LED. Les masques LED visage premium 2026 (LUMVEA Aurora, Omnilux Contour Face, CurrentBody Skin LED Série 2) associent tous rouge et proche infrarouge comme spectre principal — 633 + 830 nm sur l'Omnilux, 633 + 830 + 1072 nm sur le CurrentBody, 650 nm + 850 et 1064 nm sur le LUMVEA Aurora.

5. Dose efficace et fenêtre optimale

La dose efficaceen photobiomodulation est exprimée en joules par centimètre carré (J/cm²) — c'est la quantité totale d'énergie reçue par la peau pendant une séance. Elle se calcule simplement :

Dose (J/cm²) = Irradiance (mW/cm²) × Temps (s) ÷ 1000

Il n'existe pas de fenêtre d'efficacité unique validée pour la peau. Selon une revue (Avci et al. 2013, Seminars in Cutaneous Medicine and Surgery), la photobiomodulation utilise en général des fluences de 0,04 à 50 J/cm², avec des densités de puissance inférieures à 100 mW/cm². La réponse est biphasique : selon Huang et al. (2009, Dose-Response), in vivo, 3 à 5 J/cm² de lumière rouge ou proche infrarouge peuvent être bénéfiques, alors que de fortes doses (50 à 100 J/cm²) perdent cet effet et peuvent devenir défavorables. Les essais cliniques sur la peau ont pourtant utilisé des doses très différentes, d'environ 4 J/cm² (Barolet et al. 2009) à plus de 100 J/cm² (Lee et al. 2007).

Exemples de calcul pour 10 minutes (600 secondes) de séance :

  • Masque à 10 mW/cm² × 600s ÷ 1000 = 6 J/cm²
  • Masque à 25 mW/cm² × 600s ÷ 1000 = 15 J/cm²
  • Masque à 40 mW/cm² × 600s ÷ 1000 = 24 J/cm² — dans la plage de l'Aurora (30-50 mW/cm²)
  • Masque à 50 mW/cm² × 600s ÷ 1000 = 30 J/cm² — haut de la plage de l'Aurora
  • Masque à 100 mW/cm² × 600s ÷ 1000 = 60 J/cm² — au-delà de la plage habituelle décrite par Avci et al.

6. Types d'appareils de photobiomodulation

6.1 — Masques LED visage

Appareils rigides ou semi-rigides épousant le contour du visage, équipés de 100 à 600 LEDs. Format dominant grand public 2026. Avantages : séance plein visage simultanée, mains libres, dosage homogène. Exemples : LUMVEA Aurora (352 LEDs), CurrentBody Skin LED Série 2 (236 LEDs), Omnilux Contour Face (132 LEDs).

6.2 — Panneaux LED muraux

Grands panneaux 600×600 mm à 1200×800 mm équipés de centaines de LEDs haute puissance. Utilisés en cabinet dermatologique et instituts esthétiques. Traitement corps entier possible. Prix : 800-5 000 €. Exemples : Joovv, Mito Red, Red Light Rising.

6.3 — Wands / dispositifs ponctuels

Petits appareils stylos pour un usage localisé (contour de l'œil, ridules d'expression, marques). Format pratique mais surface limitée. Exemples : Solawave Wand, NuFACE Fix.

6.4 — Casques LED capillaires

Appareils dédiés au cuir chevelu pour stimulation de la pousse capillaire. 650-660 nm principalement. Exemples : iRestore, Theradome, HairMax LaserBand.

6.5 — Masques silicone flexibles

Format épousant le visage, apprécié pour son confort. La puissance varie d'un modèle à l'autre, comme pour les masques rigides : fiez-vous à l'irradiance publiée (mW/cm²) et à sa distance de mesure.

7. Marques principales du marché 2026

Le marché grand public 2026 compte une dizaine de marques internationales. Ci-dessous, les chiffres publiés par chaque fabricant pour les modèles que nous avons pu vérifier sur leurs sites officiels (relevés le 23/09/2026). Irradiance : valeur annoncée par la marque ; celle de l'Aurora est mesurée à 1 cm par le fabricant, CurrentBody et Omnilux ne précisent pas leur distance de mesure. Ratio = prix en euros ÷ irradiance moyenne publiée ; n.c. = non communiqué ou non vérifié.

  • LUMVEA (France, Bordeaux) — Marque française fondée 2026 par Alexis BRUN. Aurora : 352 LEDs Epistar, 30-50 mW/cm² mesurés à 1 cm, 650+850+1064 nm (plus 590 et 460 nm), marquage CE (pas d'autorisation FDA), 399 €. Ratio : 8,7 €/mW/cm².
  • Nooance (France) — Elite X600 : 600 LEDs, 50 mW/cm² annoncés, 699 €. Ratio : 14,0 €/mW/cm². Plus de LEDs et une irradiance annoncée plus élevée que l'Aurora.
  • CurrentBody (Royaume-Uni) — Skin LED Série 2 : 236 LEDs, 633+830+1072 nm, 30 mW/cm² annoncés, batterie rechargeable USB-C, CE, FDA cleared, UKCA, 449,99 €. Ratio : 15,0 €/mW/cm².
  • Omnilux — Contour Face : 132 LEDs (66 rouges + 66 proche infrarouge), 633+830 nm, ~30 mW/cm² annoncés, contrôleur sur batterie rechargeable, FDA cleared, garantie 2 ans, 395 $ (prix américain). Ratio : n.c.
  • FOREO — FAQ 202 : 600 « points lumineux », 8 couleurs (440-850 nm), sans fil jusqu'à 90 min, application, irradiance non publiée, 839 €. Ratio : n.c.
  • Therabody — TheraFace Mask : 648 LEDs (415, 633 et 830 nm), sans fil, vibrations, FDA cleared ; irradiance et prix n.c.
  • Dr. Dennis Gross — DRx SpectraLite : 162 LEDs, rechargeable, FDA cleared ; irradiance et prix n.c.

8. Certifications et standards réglementaires

Les masques LED visage sont classés comme dispositifs cosmétiques (et non médicaux) dans la plupart des juridictions, sauf indication médicale revendiquée. Standards principaux :

  • CE (Conformité Européenne) — Obligatoire pour commercialisation en UE. Couvre directive basse tension et CEM.
  • RoHS (Restriction of Hazardous Substances) — Limite l'utilisation de substances dangereuses (plomb, mercure, cadmium). Obligatoire UE.
  • FCC (Federal Communications Commission, USA) — Compatibilité électromagnétique. Standard international de facto.
  • IEC 62471 (International Electrotechnical Commission) — Sécurité photobiologique des lampes et appareils LED. Classification des risques optiques.
  • MDSAP (Medical Device Single Audit Program) — Audit unique multi-pays (USA, Canada, Brésil, Japon, Australie). Réservé aux dispositifs medical-grade.
  • FDA (Food and Drug Administration, USA) — Clearance 510(k) pour les dispositifs médicaux LED revendiquant un effet thérapeutique.
  • TGA (Therapeutic Goods Administration, Australie) — Réglementation dispositifs médicaux Australie.
  • UKCA (UK Conformity Assessed) — Marquage post-Brexit pour Royaume-Uni.
  • Health Canada MDL (Medical Device Licence) — Licence Santé Canada.
  • C-ETL (Canada-ETL) — Certification produits électriques Canada/USA.

LUMVEA Aurora porte le marquage CE, avec un certificat de compatibilité électromagnétique nommé (SIT, 2025).

9. Recherche sur la photobiomodulation (informations générales)

Avertissement :Ces données concernent la photobiomodulation en général dans la littérature scientifique ; elles ne constituent pas une allégation d'efficacité du masque LUMVEA Aurora, qui est un appareil cosmétique.

La littérature scientifique sur la photobiomodulation explore de nombreux axes de recherche cutanés. Les éléments ci-dessous résument, à titre informatif et de façon générale, des domaines étudiés dans les publications sur la PBM ; ils ne décrivent pas les performances d'un appareil cosmétique en particulier.

9.1 — Anti-âge et anti-ridules

Dans l'essai de Wunsch & Matuschka (2014), 30 séances de lumière rouge ou à large spectre (lampes, pas des LED) ont été associées à une hausse significative de la densité de collagène mesurée par échographie et à une peau moins rugueuse, par rapport aux témoins. Dans un essai en hémiface avec des LED 633 et 830 nm, les rides ont diminué (jusqu'à 36 %) et l'élasticité a augmenté (jusqu'à 19 %) par rapport au début de l'étude (Lee et al. 2007, Journal of Photochemistry and Photobiology B).

9.2 — Acné inflammatoire

La littérature scientifique sur la photobiomodulation s'intéresse à ses effets sur l'inflammation cutanée et l'activité séborrhéique, ainsi qu'à la photo-inactivation des porphyrines bactériennes P. acnes par la lumière bleue (415 nm). Les résultats rapportés varient selon les études et les protocoles.

9.3 — Rosacée et érythème

Des travaux sur la photobiomodulation étudient son influence sur l'érythème et l'inflammation cutanée chronique. Les données publiées sur la rosacée restent limitées et hétérogènes.

9.4 — Cicatrisation et cicatrices d'acné

La photobiomodulation fait l'objet de recherches sur les processus de réparation tissulaire et sur l'aspect des cicatrices, dont celles d'acné (revue : Avci et al. 2013). Les effets rapportés dépendent fortement des conditions expérimentales.

9.5 — Hyperpigmentation et taches

La recherche sur la photobiomodulation explore aussi son effet sur la pigmentation cutanée : dans une étude sur l'acné chez des patients de phototype IV, l'association de LED bleue (415 nm) et rouge (633 nm) a été suivie d'une baisse du taux de mélanine mesuré (Lee et al. 2007, Lasers in Surgery and Medicine). Les données sur les phototypes foncés restent limitées.

9.6 — Récupération post-procédure

La photobiomodulation est étudiée dans le cadre de la récupération cutanée après certains actes esthétiques : après un laser fractionné, une LED 590 nm a été associée à une rougeur moindre à 24 heures dans un essai en hémiface sur 20 patients, sans différence à 96 heures (Alster & Wanitphakdeedecha 2009, Dermatologic Surgery, PMID 19397672). La portée des données publiées reste limitée.

10. Paramètres étudiés en photobiomodulation

Ordres de grandeur rapportés dans les essais publiés sur la peau — ce ne sont pas des consignes d'utilisation :

  • Fréquence : le plus souvent 2 séances par semaine (Goldberg & Russell 2006 ; Lee et al. 2007 ; Wunsch & Matuschka 2014).
  • Durée du programme : de 4 semaines (8 séances) à environ 15 semaines (30 séances), avec un suivi de quelques semaines à quelques mois.
  • Durée d'une séance : de moins de 2 minutes à 25 minutes selon l'appareil et l'irradiance (Barolet et al. 2009 ; Wunsch & Matuschka 2014).
  • Longueurs d'onde : rouge (611 à 660 nm) et proche infrarouge (830 nm), seuls ou associés ; bleu 415 nm dans les études sur l'acné.
  • Avec le masque LUMVEA Aurora : suivez la notice — 10 minutes par mode, 40 minutes maximum par jour.
  • Acné, rosacée, suites d'un acte médical ou esthétique : ce sont des situations médicales, qui relèvent de l'avis d'un dermatologue. Aucun protocole n'est proposé ici.

Protocoles détaillés : lumvea.fr/protocoles

11. Sécurité et contre-indications

La photobiomodulation 660 + 830 nm est non ionisante (longueurs d'onde au-dessus du visible UV) et donc incapable d'endommager l'ADN. Aucun risque de cancérogenèse documenté (revue systématique : Glass 2023, Aesthetic Surgery Journal, PMID 36722207). Aucun risque de phototoxicité aux irradiances cosmétiques (30-50 mW/cm²).

Contre-indications absolues :

  • Grossesse et allaitement (par principe de précaution — études limitées)
  • Épilepsie photosensible (risque de déclenchement de crise)
  • Traitements photosensibilisants (Roaccutane / isotrétinoïne, certains antibiotiques)
  • Mélanome actif ou suspicion mélanome sur zone traitée
  • Plaies ouvertes, dermatose active non diagnostiquée
  • Lupus discoïde (photosensibilité)
  • Enfants de moins de 16 ans (sans avis médical)

Précautions :

  • Yeux fermés pendant chaque séance — et un masque dont la zone oculaire est isolée, sans LED en vis-à-vis
  • SPF 30+ le matin, comme dans toute routine de soin
  • Respecter la notice : 10 minutes par mode, 40 minutes maximum par jour (la réponse à la dose est biphasique)
  • Pause de 1-2 jours par semaine recommandée

12. Marché et données économiques 2026

  • Marché mondial 2026 : ~2,8 milliards $ (vs 200 M$ en 2018, CAGR +56 %)
  • Marché France 2026 : ~180 millions € (×8 entre 2022 et 2026)
  • Croissance projetée mondiale 2026-2030 : +28 %/an
  • Taille moyenne du segment premium (300-700 €) : 45 % du marché valeur
  • Part des marques européennes : 35 % en 2026 (vs 15 % en 2020)
  • Top 3 démographique acheteurs France : femmes 30-49 ans (62 %), femmes 50-65 ans (24 %), hommes 30-50 ans (14 %)
  • Canaux de vente dominants : direct-to-consumer 58 %, Amazon 22 %, instituts/spas 12 %, retail traditionnel 8 %

13. Bibliographie (extraits)

Sélection des études fondatrices et de référence sur la photobiomodulation cosmétique. Autres références et liens DOI sur lumvea.fr/sources.

  1. Mester E, et al. (1971) — Effect of laser rays on wound healing. American Journal of Surgery, 122(4), 532-535.
  2. Karu T (1987) — Photobiological fundamentals of low-power laser therapy. IEEE Journal of Quantum Electronics, 23(10), 1703-1717. DOI: 10.1109/JQE.1987.1073236.
  3. Whelan HT, et al. (2001) — Effect of NASA light-emitting diode irradiation on wound healing. Journal of Clinical Laser Medicine & Surgery, 19(6), 305-314. DOI: 10.1089/104454701753342758.
  4. Sadick NS (2008) — A study to determine the efficacy of a novel handheld light-emitting diode device in the treatment of photoaged skin. Journal of Cosmetic Dermatology, 7(4), 263-267. DOI: 10.1111/j.1473-2165.2008.00404.x.
  5. Huang YY, et al. (2009) — Biphasic dose response in low level light therapy. Dose-Response, 7(4), 358-383.
  6. Barolet D, Roberge CJ, Auger FA, et al. (2009) — Regulation of skin collagen metabolism in vitro using a pulsed 660 nm LED light source: clinical correlation with a single-blinded study. Journal of Investigative Dermatology, 129(12), 2751-2759. DOI: 10.1038/jid.2009.186.
  7. Avci P, Gupta A, Sadasivam M, et al. (2013) — Low-level laser (light) therapy (LLLT) in skin: stimulating, healing, restoring. Seminars in Cutaneous Medicine and Surgery, 32(1), 41-52.
  8. Wunsch A, Matuschka K (2014) — A controlled trial to determine the efficacy of red and near-infrared light treatment in patient satisfaction, reduction of fine lines, wrinkles, skin roughness, and intradermal collagen density increase. Photomedicine and Laser Surgery, 32(2), 93-100. DOI: 10.1089/pho.2013.3616.
  9. Hamblin MR (2017) — Mechanisms and applications of the anti-inflammatory effects of photobiomodulation. AIMS Biophysics, 4(3), 337-361. DOI: 10.3934/biophy.2017.3.337.
  10. Lee SY, You CE, Park MY (2007) — Blue and red light combination LED phototherapy for acne vulgaris in patients with skin phototype IV. Lasers in Surgery and Medicine, 39(2), 180-188. DOI: 10.1002/lsm.20412.
  11. Lee SY, Park KH, Choi JW, et al. (2007) — A prospective, randomized, placebo-controlled, double-blinded, and split-face clinical study on LED phototherapy for skin rejuvenation. Journal of Photochemistry and Photobiology B, 88(1), 51-67. DOI: 10.1016/j.jphotobiol.2007.04.008.
  12. Hamblin MR (2018) — Mechanisms and Mitochondrial Redox Signaling in Photobiomodulation. Photochemistry and Photobiology, 94(2), 199-212.

D'autres références, avec liens DOI ou PubMed, sur lumvea.fr/sources.

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